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Oyiwen ed tanemert_______Page mise à jour le 14 janvier 2018 vers 21h50 TUC    

  

On pourra trouver dans cette page la traduction de la lettre du 1er juin 1844 envoyée par Joseph H. Jackson au journal Warsaw Signal  et publiée par celui-ci dans son numéro du 5 juin.

La copie du texte original figure sur le site Uncle Dale's Old Mormon Articles, à cette adresse.
(pour retrouver rapidement l'article de Joseph Jackson, faire une recherche dans la page sur le mot STARTLING).

NB- le texte n'est pas annoté.


 
RÉVÉLATIONS SURPRENANTES.

Carthage, le 1er Juin 1844.

M. le Rédacteur en chef,


Après avoir été, depuis quelque temps, un personnage plutôt en vue dans cette communauté, à cause de mes relations avec Joseph, je suis impatient de transmettre au public à travers vos colonnes les raisons qui dictent ma conduite, clairement éloignées des fausses impressions que ma conduite passée a pu produire. Dans l'espoir que la déclaration franche des faits suivants, qui peut être étayée par des témoignages incontestables, produira cet effet, je la soumets ici pour l'information de vos lecteurs.

À l'automne de 1842, je me suis rendu à Nauvoo et même si je n'ai pas connaissance d'avoir fait quelque chose de nature à éveiller les soupçons, on m'a informé que j'étais considéré avec méfiance par Sa Sainteté et catalogué en conséquence comme un espion. Peu de temps après, j'ai eu la démonstration que cette information était authentique, car une preuve incontestable m'a été donnée des desseins hostiles de Joe vers moi.

Un soir, à la nuit tombée, comme je roulais dans un chariot avec un ami, nous avons rencontré un autre chariot venant de la direction opposée, d'où une voix a crié, alors que nous passions : « Jackson, est-ce que c'est vous ? » J'ai répondu par l'affirmative. « Je tiens à vous voir » dit l'étranger. Je suis sorti du chariot, et j'ai marché à la rencontre de l'homme qui m'avait abordé et qui avait également quitté le chariot dans lequel il faisait route. Les chariots continuèrent à avancer ; nous approchions l'un de l'autre, quand tout à coup l'inconnu m'a tiré dessus avec un pistolet - la balle siffla près de ma tête, et l'assassin s'est enfui. Je ne l'ai jamais revu, mais cet incident eut pour effet de me décider à me venger, si l'habileté humaine pouvait accomplir ce que je désirais tant. Je vis clairement, à partir de ce que j'avais entendu dire, que Joe Smith était l'instigateur de l'attaque où le bandit a tenté de m'ôter la vie sans que je l'aie provoqué, et je me suis dit que ce ne serait pas de ma faute s'il devait payer pour son forfait.

Peu de temps après, j'ai quitté Nauvoo, et j'ai passé l'hiver à Carthage. Au printemps de 1843, j'ai dit à Harmon T. Wilson que j'étais déterminé à affronter Joe et que, pour y parvenir, je voulais aller à Nauvoo, me mettre dans ses bonnes grâces, gagner son affection et sa confiance, et que, s'il était vraiment mauvais, je le découvrirais, et, en temps opportun, je lui révélerais tout, pour que, comme officier de justice, il puisse avoir l'occasion de traduire la fripouille en justice. Je suis donc retourné à Nauvoo ; j'ai cherché la faveur de Joe - il a protesté qu'il était un homme de Dieu : je lui ai dit que je connaissais son cœur, que sa religion était une mystification et que je ne voulais rien entendre là-dessus. Je me suis présenté comme un proscrit, fuyant la justice - prêt à faire tout ce qu'il ordonnerait. Pendant longtemps, il a persisté dans ses professions de sainteté, mais à la fin, voyant que je n'étais pas assez crédule pour croire à ses professions de foi, et comme j'avais réussi à lui faire croire que j'étais un bon outil pour ses projets, il a cédé et reconnu devant moi son vrai caractère et ses vrais principes. Il a avoué qu'il était athée, et que le Livre de Mormon était un faux - et que l'original avait été écrit par Lyman Spalding, dont les héritiers ont maintenant le manuscrit en leur possession.

Peu à peu, j'ai gagné complètement sa confiance. Je paraissais prêt à effectuer tout ce qui m'avait été ordonné, et, aux yeux du monde, j'ai entretenu l'apparence que j'étais en réalité ce que je semblais être. J'ai atteint mon but : chaque complot, chaque plan, chaque mouvement secret de l'infâme système par lequel Joe trompe et dépouille ses disciples, j'ai eu connaissance de tout ; et, devant Dieu, je dis qu'il n'y a pas un mécréant plus détestable pour fouler la terre. Ancré dans le sang et le crime, coupable selon ses propres aveux de presque toutes les turpitudes que les machinations de l'enfer peuvent suggérer à l'homme mortel, il se dresse devant le Diable, mais même comme le rival de Sa Majesté satanique.

Mais les limites de cette communication ne me permettent pas d'entrer dans les détails ; il suffit de dire que Joe m'a révélé, quand j'ai eu gagné sa confiance, qu'il a effectivement envoyé O. P. Rockwell dans le Missouri pour assassiner le gouverneur Boggs. Il a donné aussi les précisions. J'ai été envoyé avec la mission de le libérer après qu'il avait été pris. Je connais tous les faits relatifs à cette affaire, et vais bientôt les révéler au monde. Après le retour de Rockwell, Joe m'a offert trois mille dollars pour faire ce que Rockwell n'avait pas pu faire, à savoir ôter la vie à Boggs. J'ai accepté ; je suis allé dans le Missouri, pour sauver les apparences à ses yeux, et à mon retour, je me suis excusé de ne pas avoir fait ce que j'aurais fui avec horreur, en lui disant que Boggs n'était pas chez lui.

Cela suffit à classer Joe parmi les assassins, mais ce n'est pas tout ce que je sais de ses desseins meurtriers. Il a essayé de me recruter avec d'autres pour ôter la vie à certains de nos concitoyens les plus valeureux. Je ne veux pas les nommer maintenant, mais je dirai que, d'après ce que je sais, ses ennemis ne sont pas en sécurité. Il a autour de lui une bande de malfrats prêts à exécuter tout ce qu'il commande et qui ne sont retenus que par la crainte d'être découverts. Le fait que Joe est engagé dans la contrefaçon est également venu à ma connaissance pendant que j'avais sa confiance ; outre cela, il n'y a pas plus vil séducteur et plus dénué de scrupules - je pourrais nommer ses victimes, mais le respect de leurs sentiments m'en empêche.

Les limites que j'ai prévues pour cette communication me contraignent à renoncer à d'autres remarques pour l'instant. Je sais que ma vie est mise à prix par Joe ; mais je sais aussi que, si je devais disparaître brusquement, ma mort sera attribuée à la bonne source, et amplement vengée. J'en ai déjà assez dit pour convaincre le monde que, pendant que j'étais à Nauvoo, ma motivation n'était pas celle qui m'était alors attribuée. - Le fait que j'aie informé H. T. Wilson du but que je poursuivais en y allant éclaircira le mystère de ma conduite.

Respectueusement vôtre,

J. H. JACKSON.

 
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